Conférence proposée par la Pastorale des Migrants : "« Sans papiers et demandeurs d’asile, le parcours de la régularisation »
Pastorale des migrants.
Diocèse de Besançon
Besançon le 29 janvier 2011
COMMUNIQUE DE PRESSE
CONFERENCE
« Sans papiers et demandeurs d’asile, le parcours de la régularisation »
par François Zoomevele de la CIMADE* , groupe de Besançon
Le jeudi 3 février 2011 à 20 h 30
Centre diocésain
20 Rue Mégevand – Besançon
Entrée libre
Un étranger en situation irrégulière (parfois surnommé « sans-papiers » ou « clandestin ») est un statut juridique, qualifiant la situation d'un étranger présent sur le territoire national d'un État, tout en étant dépourvu de titre de séjour en règle.
Le caractère illégal de ce séjour, sans permis de séjour en règle, interdit aux étrangers dans cette situation de bénéficier de la plupart des droits, notamment le droit de travailler. En revanche, des droits spécifiques leurs sont parfois accordés (comme par exemple, en France, l’aide médicale d'État (AME) destinée à prendre en charge les dépenses médicales des étrangers en situation irrégulière et sans ressources résidant en France).
* Comité Inter-Mouvements Auprès Des Evacués
Contacts :
Gérard MARION – Pastorale des Migrants – 06 67 01 43 25
18 rue Mégevand – 25000 BESANCON – 03 81 25 28 28
Qu’est que la Cimade ?
La Cimade est une association de solidarité active avec les migrants, les réfugiés et les demandeurs d'asile. Créée en 1939 *, elle a adapté son action aux enjeux des différentes époques qu’elle a traversées : elle s’est engagée auprès des populations déplacées lors de la seconde guerre mondiale, auprès des juifs menacés, elle a ensuite œuvré pour la réconciliation franco-allemande, auprès des peuples du Sud en lutte pour l’indépendance et la décolonisation. A partir des années 70, la Cimade s’implique de plus en plus en réaction aux projets de loi réduisant les droits des immigrés. Fidèle à ses principes, la Cimade entre dans les centres de rétention en 1984, pour y venir en aide aux étrangers reconduits, afin de surveiller les conditions de rétention, et d'apporter l'aide juridique nécessaire aux personnes en voie d’expulsion. Jusqu’en 2009, la Cimade était l’unique ONG autorisée par la loi à entrer dans ces centres de rétention.
Les missions : Dans le cadre de ses actions en France, mais aussi avec ses partenaires à l’international, la Cimade agit pour le respect des droits et la dignité des migrants.
- Accueillir et accompagner les migrants et demandeurs d’asile dans des permanences.
Les conseiller et leur apporter un soutien juridique et administratif pour leurs démarches.
La Cimade organise également des formations pour favoriser l’insertion des migrants, comme des cours de français par exemple.
- Défendre et témoigner. Face à une législation toujours plus complexe et restrictive, la Cimade apporte son expertise et ses conseils aux étrangers pour qu’ils puissent faire respecter leurs droits. Elle milite pour la défense des droits fondamentaux des étrangers et le respect de leur dignité. A leur côté au quotidien, la Cimade peut témoigner de ce qu’ils vivent et des difficultés qu’ils rencontrent.
- Solidarité internationale. La Cimade soutient des partenaires dans des pays du Sud autour de l’aide aux réfugiés ou de l’appui aux personnes reconduites dans leur pays.
La Cimade est composée de membres permanents et de bénévoles militants partout en France : une soixantaine de groupes locaux ont été créés, répartis dans les douze régions.
La Cimade à Besançon :
Le groupe local de Besançon a été créé en 2004, et c’est à partir de 2008 que le groupe de bénévoles s’est développé. En mai 2010, le groupe obtient l’agrément du Conseil de la Cimade et devient officiellement un groupe local à part entière.
Aujourd’hui l’équipe est composée de sept militants bénévoles, qui assurent deux permanences au 13E rue Brûlard à Besançon : les jeudis de 14h à 18h et les vendredis de 14h à 16h.
Des actions de sensibilisation sont menées régulièrement par le groupe local dans la ville de Besançon : festival « Migrant’scène » en 2008, campagne face aux violences faites aux femmes, participation aux débats et actions inter-associatives bisontines, parcours du migrant dans les rues de Besançon, participation aux parrainages républicains, etc.
Plus d’informations sur le site : http://www.cimade.org/
* Le 18 octobre 1939, à Bièvres, les dirigeants du CIM (Comité Inter-Mouvements de jeunesse), créent la CIMADE (Comité Inter-Mouvements Auprès Des Evacués) pour venir en aide, notamment, aux populations évacuées d’Alsace et de Lorraine, au nombre de 200.000 environ. Des équipes sont constituées (d’où le terme d’équipiers encore en usage aujourd’hui) qui accomplissent un travail à la fois d’évangélisation et social auprès des évacués alsaciens. Madeleine Barot, appelée et soutenue par Marc Bœgner, est Secrétaire générale de la Cimade, pendant toute la durée de la guerre et au-delà, Violette Mouchon (Commissaire nationale EU) étant présidente.
