Le clergé constitutionnel du département du Doubs pendant la Révolution ou l’utopie d’une religion républicaine
Résumé de la thèse
Ce travail traite du comportement de la frange du clergé du diocèse du Doubs qui, en 1791, a choisi de se soumettre à la Constitution civile du clergé. Une historiographie cléricale et souvent réactionnaire a par le passé été prépondérante en ce qui concerne l’histoire du clergé pendant la Révolution française, stigmatisant les assermentés, passant en pertes et profits les ex-religieux qui ont contribué, en tant qu’intrus, au service paroissial en l’absence des titulaires. Une
abondante documentation nous a permis de resituer les forces en présence, en tension permanente, de souligner la démarche à la fois religieuse et politique de nombreux clercs qui tentent de concilier leur projet pastoral et certains idéaux révolutionnaires.
Après la vague d’abdications de l’an II nous assistons à la naissance de l’Eglise nationale du Doubs qui cherche à s’organiser à l’instigation des Evêques réunis :
constitution d’un presbytère, élection d’un évêque, refondation d’une pratique ecclésiale à partir de conciles et synodes diocésains. Le concordat voit s’ouvrir un nouveau chapitre de cette aventure avec un clergé que les pouvoirs publics et l’archevêque Lecoz tentent d’amalgamer. Le mouvement s’épuise, ses membres sont acculés à la rétractation sous la pression d’une église ultramontaine adossée aux Bourbons. L’utopie d’un rapprochement entre la sphère religieuse et l’institution républicaine s’éloigne pour longtemps.
Tome I : 443 pages.
Chapitre I : Année du choix, année du schisme
Chapitre II : Du serment aux abdications et rétractations
Chapitre III : L’Eglise nationale dans le Doubs de l’an III au Consulat.
Chapitre IV : Après le Consulat.
Tome II : 153 pages.
Répertoire et brève biographie de 823 prêtres du diocèse de Besançon qui ont eu à se
prononcer vis-à-vis du serment de 1790.
Cliquez ici pour obtenir le bulletin de souscription
