Homélie de Mgr Lacrampe pour la Journée Mondiale des Migrants et des Réfugiés
Prononcée à Lure, le 18 janvier 2009.
Journée mondiale du migrant et du réfugié
Dimanche 18 janvier 2009
Comme un peuple de Frères, nous sommes rassemblés en ce dimanche, journée mondiale du migrant et du réfugié.
En méditant les textes de la liturgie de ce jour, une ligne de force apparaît, celle de l’appel.
1. L’appel de Dieu, nous le trouvons auprès de Samuel. Samuel qui est aidé par le prêtre Eli. Cet appel de Dieu, Samuel l’entend par trois fois. Il faut du temps pour entendre l’appel de Dieu et y répondre.
Le prêtre Eli aide Samuel à interpréter la Parole de Dieu, et avoir une attitude conforme à sa vie de croyant.
Quand nous évoquons la réalité des migrants et des réfugiés, que d’appels, que de cris non entendus tous les jours.
Notre foi de chrétien se trouve interpellée. Nous le savons et nous devons le crier : pour les chrétiens, les migrants donnent une figure au Christ, car le Christ n’a pas seulement des paroles. Il s’est identifié à l’étranger comme au malade et au prisonnier.
Depuis longtemps, les chrétiens ont mis en œuvre des actions et une proximité avec l’étranger.
Et c’est encore le cas aujourd’hui.
Quand la dignité d’un homme est blessée, des chrétiens sont là, se lèvent et rejoignent des associations humanitaires.
2. Dans sa 1ère lettre aux chrétiens de Corinthe, l’apôtre Paul parle de la dignité du corps, le corps que nous n’avons pas à mépriser. Ici, il aborde des questions éthiques et plus particulièrement de morale sexuelle.
Dans cette journée des migrants et des réfugiés, nous pouvons évoquer le travail que nous avons à entreprendre dans l’accueil des migrants. Chrétiens, nous avons à cultiver le compagnonnage avec eux dans les associations de toutes sortes qui les aident.
Chrétiens, nous avons à être des amoureux de la rencontre dans le dialogue.
Aucun mur n’arrêtera la recherche de la vie, de la dignité.
Nous sommes membres du corps du Christ. Entre les divers membres, nous avons à bâtir des ponts.
Cette journée du migrant et du réfugié, célébrée en l’année jubilaire de l’apôtre Paul, nous rappelle que nous avons à fonder des Eglises parmi ce monde migrant. Paul est un des fondateurs de l’universalisme chrétien. Nous avons à ouvrir nos communautés pas seulement une fois par an, mais en permanence à tous ceux et celles qui sont d’une autre culture, d’une autre langue, d’une autre tradition.
3. Ce mouvement, cette attention, nous les trouvons dans l’Evangile de ce dimanche.
Que se passe-t-il ?
Nous voyons Jean Baptiste orienter le regard des deux disciples André et Pierre vers le Christ.
Quand nous regardons notre expérience de chrétien, nous n’avons pas de mal à faire la liste des personnes « aînées dans la foi » qui nous ont orientés vers le Christ.
Il doit résonner aujourd’hui pour nous tous ce dialogue que nous trouvons dans l’Evangile : « Que cherchez-vous ? » « Maître, où demeures-tu ? » « Venez et voyez ».
Dans la diversité des origines, des expériences de foi, nous avons à partager nos manières de vivre une relation personnelle, contemplative et fervente avec le Christ.
Notre célébration de ce dimanche ouvre nos cœurs à une dimension universelle. Elle nous envoie vers nos frères et sœurs en humanité pour leur faire connaître que oui « nous avons trouvé le Messie ».
Que cette Eucharistie renouvelle nos initiatives missionnaires à l’image de l’apôtre Paul, lui-même itinérant pour, non seulement porter l’Evangile à celles et ceux qui viennent d’autres pays et continents mais pour répondre ensemble à notre vocation de baptisés.
Que cette journée soit pour tous un encouragement à vivre pleinement l’amour fraternel, sans distinction de genre, sans discrimination.
Mgr André LACRAMPE
Dimanche 18 janvier 2009
Comme un peuple de Frères, nous sommes rassemblés en ce dimanche, journée mondiale du migrant et du réfugié.
En méditant les textes de la liturgie de ce jour, une ligne de force apparaît, celle de l’appel.
1. L’appel de Dieu, nous le trouvons auprès de Samuel. Samuel qui est aidé par le prêtre Eli. Cet appel de Dieu, Samuel l’entend par trois fois. Il faut du temps pour entendre l’appel de Dieu et y répondre.
Le prêtre Eli aide Samuel à interpréter la Parole de Dieu, et avoir une attitude conforme à sa vie de croyant.
Quand nous évoquons la réalité des migrants et des réfugiés, que d’appels, que de cris non entendus tous les jours.
Notre foi de chrétien se trouve interpellée. Nous le savons et nous devons le crier : pour les chrétiens, les migrants donnent une figure au Christ, car le Christ n’a pas seulement des paroles. Il s’est identifié à l’étranger comme au malade et au prisonnier.
Depuis longtemps, les chrétiens ont mis en œuvre des actions et une proximité avec l’étranger.
Et c’est encore le cas aujourd’hui.
Quand la dignité d’un homme est blessée, des chrétiens sont là, se lèvent et rejoignent des associations humanitaires.
2. Dans sa 1ère lettre aux chrétiens de Corinthe, l’apôtre Paul parle de la dignité du corps, le corps que nous n’avons pas à mépriser. Ici, il aborde des questions éthiques et plus particulièrement de morale sexuelle.
Dans cette journée des migrants et des réfugiés, nous pouvons évoquer le travail que nous avons à entreprendre dans l’accueil des migrants. Chrétiens, nous avons à cultiver le compagnonnage avec eux dans les associations de toutes sortes qui les aident.
Chrétiens, nous avons à être des amoureux de la rencontre dans le dialogue.
Aucun mur n’arrêtera la recherche de la vie, de la dignité.
Nous sommes membres du corps du Christ. Entre les divers membres, nous avons à bâtir des ponts.
Cette journée du migrant et du réfugié, célébrée en l’année jubilaire de l’apôtre Paul, nous rappelle que nous avons à fonder des Eglises parmi ce monde migrant. Paul est un des fondateurs de l’universalisme chrétien. Nous avons à ouvrir nos communautés pas seulement une fois par an, mais en permanence à tous ceux et celles qui sont d’une autre culture, d’une autre langue, d’une autre tradition.
3. Ce mouvement, cette attention, nous les trouvons dans l’Evangile de ce dimanche.
Que se passe-t-il ?
Nous voyons Jean Baptiste orienter le regard des deux disciples André et Pierre vers le Christ.
Quand nous regardons notre expérience de chrétien, nous n’avons pas de mal à faire la liste des personnes « aînées dans la foi » qui nous ont orientés vers le Christ.
Il doit résonner aujourd’hui pour nous tous ce dialogue que nous trouvons dans l’Evangile : « Que cherchez-vous ? » « Maître, où demeures-tu ? » « Venez et voyez ».
Dans la diversité des origines, des expériences de foi, nous avons à partager nos manières de vivre une relation personnelle, contemplative et fervente avec le Christ.
Notre célébration de ce dimanche ouvre nos cœurs à une dimension universelle. Elle nous envoie vers nos frères et sœurs en humanité pour leur faire connaître que oui « nous avons trouvé le Messie ».
Que cette Eucharistie renouvelle nos initiatives missionnaires à l’image de l’apôtre Paul, lui-même itinérant pour, non seulement porter l’Evangile à celles et ceux qui viennent d’autres pays et continents mais pour répondre ensemble à notre vocation de baptisés.
Que cette journée soit pour tous un encouragement à vivre pleinement l’amour fraternel, sans distinction de genre, sans discrimination.
Mgr André LACRAMPE
